

Dans le domaine de l’Audio, si la prise de son et le mixage relèvent d’une transformation de la pierre en bijou, alors le mastering correspond bien à la mise en écrin de ce bijou...
A l’origine, le mastering apportait à l’audio une finalisation purement technique, permettant à un mixage d’entrer dans les clous des normes de diffusion, allant de l’humilité du simple petit poste mono à la configuration Hi-Fi la plus pointue et réaliste, en passant par les plus puissants systèmes de sonorisation ainsi que les chaines de diffusions radiophoniques et audiovisuelles. C’est le mastering de correction et de calibration.
Or depuis pratiquement une vingtaine d’années, outre cet apport technique toujours incontournable, les outils actuels et notamment le traitement par automation du signal numérisé permettent à l’ingénieur de mastering d’ouvrir au son d’innombrables portes supplémentaires sur le mastering dit artistique. C’est le mastering de coloration.
La majorité du temps plutôt fin et précis, parfois audacieux mais rarement radical, le travail de mastering apporté à un mix doit transcender au plus haut point ses qualités et réduire au maximum (voire même si possible neutraliser complètement) ses points faibles. C’est donc lors de cette phase critique de fin de production que l’ingénieur de mastering doit opérer, sans s’éloigner ni du concept sonore du projet, ni de son esthétique.
S’il y a bien un métier dans le son où la question n’est pas seulement de savoir « comment doit-on tourner le bouton ? » mais bien « pourquoi doit-on tourner ce bouton et pas un autre ? », c’est le mastering. Ainsi, le plus délicat (mais fascinant !) en mastering est « tout simplement » de faire la différence entre ouïr, entendre, écouter et comprendre...ce que font nos trois ingénieurs du son spécialisés en labos de mastering.
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